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vendredi 29 juillet 2011

POLLUTION

                                                       Tous contre le péril plastique



Les déchets plastiques encombrent les rues .Ils mettent 400 ans pour disparaitre, ce qui créée un vrai problème sur l’environnement. Des associations s’activent ainsi pour appeler à une conscience écologique des populations.

8.64% des 406 milles tonnes de déchets collectés à Dakar sont des matières plastiques. Et c’est environ 5 millions de déchets plastiques qui sont jetés au Sénégal chaque jour. Ainsi le plastique représente un réel danger environnemental et humain. «Les déchets plastiques sont en passe de coloniser la terre si nous n’y prenons pas garde » tonne Madame Dansokho, Présidente du collectif des « 13nrv ».

Son organisation qui réunit 13 membres et qui s’active dans la protection de l’environnement appelle les populations à des pratiques saines et responsables de l’environnement.
Dans un milieu sanitaire assez déplorable du fait de la prolifération de déchets plastiques à faible densité, le collectif des « 13 nrv » fait de la sensibilisation. A la Médina, l’école Alassane Ndiaye Allou, a vu ses élèves se former à une pratique protectrice de l’environnement lors de la journée « coup de vert ». « L’objectif était de sensibiliser les plus jeunes aux méfaits des matières plastiques et de pouvoir leur donner les outils nécessaires pour protéger l’environnement » renseigne Madame Dansokho. La journée d’action qui s’est déroulée au Centre culturel douta seck a été une réussite, dit-elle. « A la fin, les enfants se sont mis à ramasser tout ce qui était par terre », se conforte-t-elle.
De la sensibilisation comme moyen d’éveil de conscience, le club des naturalistes de la Faculté des Sciences et techniques en fait son objectif principal. Dans la cour de la fac, sur quelques arbres, nous pouvons lire des messages interdisant de jeter les déchets plastiques à même le sol. Le président du Club, Mouhamadou Diop compte ainsi permettre aux étudiants de connaitre l’impact des plastiques sur l’environnement .L’association qui a été crée cette année s’occupe de cette question dans son volet intitulé « Hygiène-Environnement-Santé ».
Sur les conséquences des déchets plastiques, un technicien au laboratoire d’analyse de l’Institut des Sciences de l’Environnement de L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar lance : « Ils représentent une source considérable de pollution puisqu’ils mettent 400 ans pour disparaitre complètement ». Et d’ajouter que ces effets sont les risques d'asphyxie de la faune et de la flore aquatiques, la réduction de la circulation de l'air et de la lumière solaire, et donc de la reproduction des espèces aquatiques. La présidente du collectif des « 13 nrv » elle se désole de la perte de 30% de bétail que causent ces substances plastiques par an au Sénégal.
Pour parer à cette prolifération de plastiques non biodégradables, il urge pour le club des naturalistes de mettre en place des poubelles au sein de leurs espaces. « Nous allons disposer de poubelles où nous allons séparer les ordures plastiques des autres », affirme son responsable. Il explique que cela va aider au recyclage par des structures de traitement final. Les plastiques recyclés pourront servir à la fabrication de chaises et d’outils essentiels. Le club compte ainsi en collaboration avec l’Agence de la propreté du Sénégal(Aprosen) se doter de ces poubelles et les distribueront à l’ensemble des Facultés.
Si les conséquences des déchets plastiques sur l’environnement sont connues, l’homme n’en est pas moins épargné. « L’incinération des plastiques peut créer des maladies respiratoires très graves chez l’homme » confie Modou Diop, un élève chercheur en sciences de l’environnement.
La question de la gestion des déchets plastiques est devenue un problème crucial auquel le gouvernement doit porter une attention particulière. Et c’est l’ardent combat de ces 13 citoyens réunis autour du collectif des «nrv ». La responsable « s’énerve » contre « l’inertie de l’état » à qui elle demande de mettre en place une législation interdisant l’importation des sacs plastiques. Et d’ajouter : « Il faudrait que l’Etat affecte des ressources nécessaires aux institutions et autres structures impliquées dans la gérance de ces déchets ».
Un document de L’ONG Enda sur l’environnement révèle que beaucoup de pays en développement n’ont ni la législation, ni les installations leur permettant de faire face à ce types déchets. Face aux dangers réels qu’ils représentent, la responsabilité collective est le trépied de base pour les activistes du domaine.


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