LES VISITEURS

lundi 4 février 2013

DESTRUCTION DE LA FORÊT : Cadavres de baobabs jonchent le sol. Le poumon vert de Thies ouest est mort.



Les bulldozers arrachent les baobabs séculaires


Thies, ville verte ?? C’était peut-être vrai il y a quelques années. Mais on fait tout pour y »remédier ». 

Les beaux vieux cailcédrats et fromagers sont décimés par les bergers qui en font des « pâturages aériens » …, par les soi-disant guérisseurs qui en coupent des gros morceaux d’écorce… par certains qui font du set-setal et brûlent les déchets dans les creux entre les racines des arbres… bref, on dirait que les arbres n’intéressent personne... 


Dernière bavure, et pas la moindre : des bulldozers sont en train de détruire de fond en comble la petite mais dense forêt entre le rail et la route de l’ENOA, la forêt qui faisait partie du ministère de l’élevage, derrière les quartiers 10ème et Diakhao, et qui était déjà agressée de toutes parts par les videurs de poubelles et autres charbonniers… 


Depuis quelques jours, les bulldozers arrachent les baobabs séculaires, les kadd, et tous les autres arbres et arbustes, un « poumon vert » de cette partie de la ville, qui permettait aux sportifs de faire leur footing, aux bergers de faire paître leurs bœufs, et à d’innombrables petites bêtes de vivre paisiblement : lièvres, écureuils, perdrix, civettes, oiseaux… Il y avait une flore splendide aux alentours de l’hivernage qui faisait penser à un jardin tropical, et le reste de l’année, la forêt offrait de l’espace et de l’air pur. 

Des baobabs arrachés




Détruite. Tout est fini. On va respirer l’air sale et pollué qui n’aura rien à envier à l’air de Dakar, on n’aura plus d’espace naturel pour se promener, fini, cette petite niche de flore et de faune riche et variée. 


Détruite. Les baobabs, séculaires témoins de l’expansion de cette ville de Thies, couchés par terre, assassinés par les bulldozers. Autrefois, avant de tuer un baobab, on appelait un prêtre traditionnel pour accomplir certains rituels, car les baobabs sont supposés être domicile d’esprit et autre djinns. Ces croyances qui protégeaient aussi la nature… . Un coup de bulldozer, hop, fini le baobab. 


Détruite. La forêt aurait pu servir, en renforcement des cours d’SWT, de terrain d’apprentissage de la nature aux enfants qui passent leur temps devant les ordis et la télé. Elle aurait pu continuer de fournir l’oxygène à la ville et à servir de poumon vert, généreusement, gracieusement. 


Détruite. La boulimie foncière d’une ville en pleine expansion. Alors qu’il y a, aux alentours de Thies, plein de terres stériles, latéritiques, qui auraient pu accueillir de nouveaux quartiers. Mais non, comme la forêt est plus proche, et comme elle fait partie du terroir communal, c’est plus simple de l’enlever.
Détruite, morte, finie. Voilà. 



Et personne ne réagit. Personne n’en parle, pas d’émission radio, pas un mot dans la presse. 


Bientôt le désert ici, bienvenue Sahara !
Ute G Bocandé
Thies, le 3 février 2013

jeudi 10 mai 2012

Le Meel attaque Yen a Marre

Yen a marre ne fait pas l'unanimité parmi les jeunes sénégalais ..

Alpha Blondy chante la réconcialtion avec Tiken Jah

Les deux stars du reggae ivoirien ont invité à travers ce single tous les ivoiriens à fumer le camée de la paix. Belle image pour deux hommes qui se sont longtemps regardés en chiens de faïence.

mercredi 9 mai 2012

YEN A MARRE : "Les sentinelles de la démocratie"


Les inititiateurs du mouvement
Tout a commencé en Janvier 2011 à Guédiawaye, quartier populeux de Dakar, où trois jeunes se sont indignés face à la recrudescence des coupures d’électricités. Thiat, Mala Tall (dit« Fou Malade »), deux rappeurs du groupe Keur Gui et Fadel Barro, journaliste, décident de mettre sur pied une action commune qui va porter les revendications des populations et de la jeunesse sénégalaise.

A la faveur du Forum social Mondial qui s’est tenu à Dakar en février 2011, les « yenamarristes » se font connaitre et recueillent 5000 signatures d’adhésion à leur mouvement sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop.

Le 19 mars 2011, date anniversaire de l’alternance et de l’accession au pouvoir d’Abdoulaye Wade, « Yen a Marre » a participé à un grand rassemblement à la place de l’indépendance pour exposer les problèmes des Sénégalais au gouvernement. Le pouvoir en place avait l’intention d’organiser des festivités pour célébrer 11 ans de règne.

Mais le déclic du mouvement a été sa participation active le 23 juin contre le projet de loi du président de la République visant à modifier la constitution. Cette réforme constitutionnelle avait pour but de faire élire en seul tour et avec une majorité de 25% un ticket présidentiel comprenant président et un vice président. Les jeunes du mouvement avaient invité la veille les populations à se joindre à eux pour protester devant l’assemblée nationale. Cette mobilisation a porté ces fruits puisque le projet a été retiré par Abdoulaye Wade.

Cette implication vigoureuse dans la contestation, le 23 juin, leur a valu une influence et une notoriété remarquable auprès de la jeunesse. Mais leur combat va continuer au-delà de ce jour. Se définissant comme les «sentinelles de la démocratie», « Y’en A Marre » compte toujours rester proche des populations afin de défendre leurs intérêts.

Ainsi le mouvement a participé aux cotés de l’opposition regroupé au sein du mouvement du 23 juin, aux manifestations pour protester contre la candidature d’Abdoulaye Wade à un troisième mandat pour les élections de février 2012. Ils ont lancé dans ce contexte un disque contre cette candidature intitulé « Faux pas forcé ». Ce single vise, selon eux, à dissuader le président Abdoulaye Wade à briguer un 3ème mandat qui serait un coup de force sur la constitution. Cette musique fut relayée lors des manifestations contre la candidature d’Abdoulaye Wade qui se sont tenues à la place de l’obélisque à Dakar. 

Leurs détracteurs les soupçonnent d’être financés par des leaders de l’opposition mais les fondateurs reviennent toujours sur le fait qu’ils sont apolitiques et qu’ils mènent le combat légitime des citoyens.
Malgré les différentes arrestations et intimidations qu’ont subies les jeunes du mouvement « Yen A marre », ils sont restés déterminés dans leur lutte et dans leur désir de voir naître un «Nouveau Type de Sénégalais», épris des valeurs citoyennes.


Rémy Mallet

dimanche 25 mars 2012

WADE VIENT DE VOTER ET PREDIT UNE ECRASANTE VICTOIRE DANS CE SCRUTIN




Tout a commencé par des tirs de gaz lacrymogènes dans la matinée du dimanche 25 mars 2012  au quartier Point E devant le centre où Me Abdoulaye Wade devait voter pour le second tour de la présidentielle. La police a tenté de disperser la foule composée majoritairement de jeunes thiantacounes, disciples du marabout Cheikh Bethio, venus en masse pour soutenir le président sortant. Ils ont voulu répondre aux huées qu’Abdoulaye Wade a essuyées au 1er tour de l’élection quand il effectuait son devoir civique.

C’est aux environs de 11 heures que le candidat des Fal 2012, Abdoulaye Wade, qui brigue un 3ème mandat est arrivé sur les lieux. Il était accompagné de Pape Diop, président du Sénat, de son fils Karim Wade et plus tard sa fille est venu les rejoindre. Il a été accueilli en triomphe par les talibés de Bethio qui brandissaient leurs cartes d’électeurs et des slogans en faveur de Wade et à la gloire de leur marabout.

Face à la presse Abdoulaye Wade a exhorté les sénégalais à voter massivement. Il a en outre expliqué que  le taux d’abstention au 1er tour a beaucoup influé son score avoisinant les 35% et accuse ses rivaux d’avoir mené une campagne contre lui auprès de la communauté internationale.
« Le taux d’abstention du 1er tour ne se reproduira pas cette fois ci. Ce taux d’abstention très élevé dans l’histoire politique du Sénégal  était la conséquence  d’une campagne contre moi et le Sénégal pour tenter d’effrayer les citoyens sénégalais pour qu’ils ne votent pas » a indiqué Abdoulaye Wade qui s’est dit prêt à oublié ce qui s’est passé.

Il a jouté par ailleurs que la communauté internationale notamment la France et les Etats Unis, citant nommément Alain Juppé et Carlson ont été intoxiqués par l’opposition sénégalaise qu’il y aurait risque de trouble s’il briguait un autre mandat.

Abdoulaye Wade se dit  très confiant malgré le fait que la majorité de l’opposition a rallié son ancien premier ministre Macky Sall et considère que les militants des autres partis voteront pour lui.
« Ce sont les candidats qui se sont  ralliés mais pas leurs militants. J’aurai 80% des voix  du Rewmi , 75% des partisans de Moustapha Niasse et 85% des voix socialistes » a-t-il affirmé.

Le président sortant Abdoulaye brigue un 3ème mandat dans ce 2nd tour de la présidentielle du 26 février 2012. Sa candidature a soulevé de vives polémiques et des tensions diverses à travers le Sénégal.
L’opposition qui s’est regroupée au sein du mouvement M23 avait qualifié cette candidature de trop d’anticonstitutionnelle. L’opposition sénégalaise a estimé que ce mandat vise à installer son fils Karim au pouvoir. 
A plus de 80 ans le leader du Parti Démocratique Sénégalais est toujours motivé à diriger son pays où il a accédé au pouvoir en 2000 après 40 ans de règne du Parti Socialiste.